Extension et rénovation passive d’une maison néo-bretonne à La Baule
Un projet alliant réécriture architecturale et exigences passives
Le contexte : transformer une « passoire thermique » en maison passive
Inspirés par leurs visites de maisons passives — notamment lors de l’événement Habiter Bois — les maîtres d’ouvrage rêvaient de construire un habitat passif sur le secteur de La Baule. Face à la rareté des terrains à bâtir, leur choix s’est porté sur la rénovation d’une maison (1972) classée G au DPE, sélectionnée pour son emplacement privilégié et la qualité de son jardin.
Réaménagement intelligent : optimiser l’orientation et les espaces
(Surface habitable totale: 148 m2)
– Orientation initiale Est-Ouest : La disposition des pièces a été entièrement repensée pour positionner les espaces de vie au sud, maximisant ainsi les apports solaires passifs en hiver.
– Réemploi créatif : La piscine existante a été transformée en citerne de récupération des eaux de pluie, intégrant une démarche éco-responsable dès la conception.
– Extension bois : Le garage, initialement situé au sud, a laissé place à une extension ossature bois de plain-pied (46 m²) abritant cuisine et séjour. L’ancien séjour, orienté Est-Ouest, accueille désormais une suite parentale avec bureau isolé pour le télétravail.
– Étage dédié aux enfants : Deux chambres sous les pignons, un large palier et une salle d’eau + WC complètent l’aménagement.
Solutions techniques : performance et esthétique
Toiture :
Isolation en sarking (caissons remplis de ouate de cellulose).
Remplacement de la couverture en ardoise par un zinc Quartz à joints debout, alliant durabilité et modernité.
Façades :
ITE (Isolation Thermique par l’Extérieur) en fibre de bois, recouverte d’un enduit renforcé de fibres de verre.
Menuiseries extérieures montées sur précadres isolants, équipées de :
Triple vitrage.
BSO (Brise-Soleil Orientables) pour maîtriser les apports solaires.
Habillage en aluminium laqué, réinterprétant les encadrements traditionnels régionaux avec une touche contemporaine.
Extension ossature bois :
Structure et bardage en Douglas brut de sciage (3 largeurs).
Isolation en fibre de bois et ouate de cellulose.
Performances énergétiques : l’équivalent d’un bâtiment passif neuf
Grâce à une conception bioclimatique et des matériaux haute performance, le projet atteint des résultats comparables à une construction passive neuve :
– Menuiseries mixtes avec triple vitrage.
– Ventilation double flux.
– Étanchéité à l’air optimisée (test final : 0,6 vol/h, conforme aux standards passifs).
– Chauffage assuré par des bouches chauffantes et sèche-serviettes.
Confort d’été validé : des températures maîtrisées sans climatisation
Après 6 mois d’occupation, les retours des habitants confirment l’efficacité des choix techniques :
Début de canicule (juin 2026) : 23°C à l’intérieur.
Pic de canicule : 28°C maximum, sans dispositif de refroidissement actif.
Comment ?
Grâce :
– au déphasage thermique des matériaux (fibre de bois, ouate de cellulose).
– aux protections solaires (BSO) et une gestion active du bâtiment (occultations, ventilation nocturne).
Engagement éco-responsable
Le projet intègre également :
– Une citerne d’eau de pluie pour les usages extérieurs.
– Un (futur) jardin en permaculture.
– Un système domotique avancé pour optimiser les consommations.
En bref :
Une démonstration que rénovation/extension rime avec performance passive, sans sacrifier l’esthétique ou le confort — même lors des étés à venir.



