Isoler sa maison avec des solutions bois

1/ Se faire accompagner

Afin d’optimiser son projet sur le plan architectural, technique, économique, énergétique, salubrité, il s’agit  de réaliser un bon diagnostic et d’être bien accompagné. Voici les intervenants pouvant vous conseiller dans vos démarches :

Conception globale, programmation : Architectes, CAUE, EIE (volet énergie)

Résoudre les désordres sur le bâti : Architectes, professionnels du bâti

Réduire les pertes thermiques : Architectes, EIE, BE Thermique

Choisir les matériaux pour ne pas entraîner de désordres : Architectes, professionnels

Choisir les équipements de ventilation, chauffage : EIE, BE Thermique

Réfléchir à la production d’énergie renouvelable : EIE, BE Thermique

Les murs sont responsables de 20 à 25 % des déperditions d’un bâtiment, la toiture de 25 à 30 %, les planchers bas de 7 à 10%. Avant de se poser la question du changement de son mode de chauffage, mieux vaut étudier la faisabilité de l’isolation des parois extérieures, afin de réaliser une rénovation basse consommation.

2/ Isolation des murs

Les murs peuvent être isolés par l’intérieur (ITI) :                                                                                                                                              Ou par l’extérieur (ITE) :

Avantages/inconvénients des deux solutions :

  • L’analyse de la salubrité et de la dégradation des murs existants permet d’orienter sur les travaux préparatoires à entreprendre :
    • VMC (installation ou rénovation)
    • Traitement des problèmes d’humidité
    • Traitement des dégradations (fissures)
    • Traitement des développements fongiques
  • L es risques de condensation liés a la perméabilité à la vapeur des parois existantes conditionnent le type d’isolation rapportée : ITI ou ITE
  • L a résistance du support conditionne le type d’ancrage de la solution à adopter : solution ancrée ou autoportante
  • L’irrégularité du support conditionne le type de mise en œuvre à adopter : montants rapportes déportes ou solution autoportante

2.1 L’isolation par l’extérieur (ITE)

Source : Abibois et Futurobois

Il s’agit : soit de rapporter une ossature bois isolée revêtue d’un bardage, soit d’appliquer une fibre de bois enduite ou revêtue d’un bardage.

Le bois directement utilisé comme isolant

Les panneaux en fibres de bois rigides peuvent être utilisés sur différents supports. Ces derniers seront déterminants pour sélectionner le type de fixation (collé, fixé mécaniquement ou chevillé-calé).

Le revêtement extérieur peut  être un enduit ou un bardage.

 

 

Le bois utilisé comme support de l’isolant en ossature rapportée. 

Le bois peut être utilisé comme structure secondaire en disposant des chevrons sur l’existant dans le but de maintenir l’isolant de son choix. Il existe deux variantes de mise en œuvre de l’ossature rapportée :

  • Les chevrons sont plaqués directement contre le mur existant
  • Les chevrons sont désolidarisés de l’existant et fixés à l’aide d’équerres métalliques.

Le revêtement extérieur peut ensuite être un bardage bois, métal ou composite.

La préfabrication de cette ossature rapportée est également possible. L’ossature est assemblée en atelier, l’isolant et le pare-pluie, éventuellement les menuiseries, sont intégrés. Le tout est ensuite transporté et fixé sur le mur existant.

Exemple (Aubry construction bois – 49) :

Avant :                                                                                                  Après :

                               

2.2. L’isolation thermique par l’intérieur (ITI)

Il s’agit de doubler les murs intérieurs par une ossature bois, revêtue d’un parement bois (lambris, panneau de contreplaqué,…) ou autre matériau (plâtre, fermacell..).

Il convient de vérifier avec un professionnel que l’on ne crée pas de risques de condensation dans le mur et qu’il n’y a pas de risques d’infiltrations d’eau dans le mur (remontées capillaires ou autres fuites).

3/ Isolation des toitures

3.1 Isolation des toitures par l’intérieur

Cette solution d’isolation est la plus courante. Différentes typologies sont possibles en fonction du cas de figure.

Source : FCBA

3.2 Isolation des toitures par l’extérieur

En combles aménagés, dans certains cas de figure comme la nécessité de refaire la couverture, il est préférable de privilégier une intervention par l’extérieur.

Pour cela, le système ≪ sarking ≫ est un procédé d’isolation thermique des toitures inclinées caractérisé par la pose de panneaux isolants rigides au-dessus des chevrons ou des fermettes. ce système doit faire l’objet d’un Avis technique ou d’un Document technique d’application.

Source : FCBA

Cette technique permet de conserver le volume habitable et les revêtements intérieurs, mais nécessite de poser une nouvelle couverture.

Avantages/inconvénients

Source : FCBA

Diagnostic de l’existant et préconisations :

Comme pour chaque projet de rénovation, avant de prescrire une solution technique d’isolation, il est primordial de réaliser un diagnostic précis de l’existant. Ces analyses permettent de dresser des constats sur le support à isoler et ainsi limiter fortement le risque de sinistre. Les points à surveiller sont la qualité de la couverture, de la charpente, la présence d’équipements, les risques de condensations…

4/ Isolation des sols

L’isolation des sols ou planchers bas est difficile car l’ajout d’épaisseur au sol diminue la hauteur de la pièce ou crée des différences de niveaux entre pièces. Il peut être intéressant de  poser un revêtement de sol à forte effusivité (parquet bois, liège, lino,), qui sera beaucoup plus chaleureux au toucher que du carrelage.

5/ Menuiseries extérieures

Les menuiseries, fenêtres ou portes-fenêtres, mises en œuvre avant la première réglementation thermique de 1974 sont pour la plupart réalisées avec un simple vitrage.

La fenêtre bois, très présente dans le logement jusqu’aux années 60, a vu sa part de marche se réduire au profit des menuiseries essentiellement en PVC, ou en aluminium.

Lors des rénovations, on peut remplacer d’anciennes menuiseries, qu’elles soient en bois, en aluminium ou en PVC, par de nouvelles menuiseries en bois, qui s’intègrent très bien dans le bâti. Cette pratique est courante, notamment dans les centres-villes historiques, afin de conserver ou retrouver l’esthétique d’origine.

A noter que des menuiseries a l’ancienne (même les menuiseries de type mouton – gueule de loup ou analogues) reviennent a la mode et ont un marche, avec désormais des performances a la hauteur des exigences actuelles, notamment en termes d’étanchéité.

Source : FCBA
Atlanbois
Bâtiment B
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